<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	
	>
<channel>
	<title>
	Commentaires sur : Batman Legend in Crisis #1 : Heroes in Crisis	</title>
	<atom:link href="https://www.batman-legend.com/batman-legend-in-crisis-1-heroes-in-crisis/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.batman-legend.com/batman-legend-in-crisis-1-heroes-in-crisis/</link>
	<description>News, chroniques et reviews Batman</description>
	<lastBuildDate>Mon, 07 Dec 2020 07:52:46 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>
		Par : Nico		</title>
		<link>https://www.batman-legend.com/batman-legend-in-crisis-1-heroes-in-crisis/#comment-818</link>

		<dc:creator><![CDATA[Nico]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 14:44:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.batman-legend.com/?p=21782#comment-818</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.batman-legend.com/batman-legend-in-crisis-1-heroes-in-crisis/#comment-817&quot;&gt;Alex Hivence&lt;/a&gt;.

Merci à toi pour ce bel argumentaire avec une vision très psychologique !
Je suis ravi que ce nouveau format amène à ce genre de réflexion/débat :)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.batman-legend.com/batman-legend-in-crisis-1-heroes-in-crisis/#comment-817">Alex Hivence</a>.</p>
<p>Merci à toi pour ce bel argumentaire avec une vision très psychologique !<br />
Je suis ravi que ce nouveau format amène à ce genre de réflexion/débat 🙂</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Alex Hivence		</title>
		<link>https://www.batman-legend.com/batman-legend-in-crisis-1-heroes-in-crisis/#comment-817</link>

		<dc:creator><![CDATA[Alex Hivence]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 14:21:03 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.batman-legend.com/?p=21782#comment-817</guid>

					<description><![CDATA[Un format intéressant que ce Versus!
Heroes In Crisis porte indéniablement les germes de ce débat, tant il est porteur d&#039;un propos qui divise tant dans son fond que dans sa forme.
La forme : aborder les traumatismes des personnages de comics est-il réalisable sans raccourcis drastiques?
Le fond : l&#039;auteur est-il à la hauteur pour aborder ce sujet sans tomber dans des poncifs vus mille fois?

Choisir ces Quatre Pas-Fantastisques que sont Harley, Batgirl, Blue Beetle et Booster Gold pour mener l&#039;enquête au premier plan est un choix audacieux. Chacun des trois premiers a croisé la mort d&#039;une façon traumatisante, Booster est quant à lui déplacé dans le temps, mort à son temps, ce qui le rend bon candidat pour cette bande des quatre. 
Là où il y a un hic dans HIC, est que la notion de traumatisme est abordée en ne distinguant pas deux registres importants : le trauma fantasmatique, c&#039;est-à-dire celui qui atteint la représentation d&#039;un ou plusieurs événements et l&#039;image de soi, et le traumatisme réel, c&#039;est-à-dire celui immédiatement consécutif à un événement réel, et qui fait traumatisme parce que la personne a frôlé la mort de très près et s&#039;est vue morte l&#039;espace d&#039;un instant. Ce sont donc deux notions différentes entre les traumatismes de chacun dans sa vie et le stress post-traumatique subi en situation de danger imminent. 
Et dans une vignette, Harley Quinn se targuant de son diplôme de psychiatre fait la confusion.
Cependant, ces Héros en Crise recèlent de bonnes choses pour ma part. Les petites vignettes en 9 cases où l&#039;on voit les héros parler d&#039;eux permet d&#039;entrevoir ce qui fait traumatisme pour la plupart, et cela rejoint les traumatismes des personnes ordinaires : la sexualité, la question des origines, la mort. Trois questions qui sont susceptibles de faire traumatisme puisqu&#039;elles n&#039;ont jamais de réponse définitive. La sexualité est abordée de façon métaphorique, comme le fait de &quot;rapetisser au fond de son lit&quot; ou de rêver &quot;d&#039;être transpercée d&#039;une lance en pleine nuit&quot;, mais cela formerait de bonnes interprétations freudiennes. D&#039;ailleurs Harley Quinn cite Freud, mais pour l&#039;interpréter à sa manière!
Nous avons des aperçus de ce qu&#039;est véritablement le syndrome de stress post-traumatique à travers notamment ce qui survient à Lagoon Boy : cette impression de répétition, ces images flash sans fin qui ne cessent qu&#039;après un traitement adéquat.
Enfin, l&#039;auteur du drame illustre à sa façon combien une situation peut échapper, aussi &quot;bonnes&quot; soient les intentions. Mais face au deuil insurmontable et à l&#039;habit devant être porté, trop lourd au vu de la détresse que personne dans ses camarades n&#039;a décelée, alors la course pour fuir, nier, refouler, aboutit à une crise. Une explosion, un passage à l&#039;acte qui à mon sens n&#039;est pas psychopathique, mais plutôt le signe d&#039;un court-circuit de la pensée engendrant un passage à l&#039;acte, signe d&#039;un débordement émotionnel. 
Enfin, les puddlers sont des figures intéressantes, ça aurait bien de les voir davantage. Mais là encore la métaphore avec le travail sur l&#039;élimination des impuretés par ceux qui aident et l&#039;idée qu&#039;ils sont imprègnent eux eux-mêmes, au risque d&#039;en mourir, ou d&#039;en porter le poids à leur tour, illustre bien cette image de celui qui aide, héros ou personne ordinaire, et qui absorbe les traumatismes de celui qu&#039;il secourt. Et de savoir comment il s&#039;en accommode. Comment il continue d&#039;aider malgré tout. C&#039;est la question du protagoniste du drame, une véritable question qui aborde la crise non comme une issue incontournable mais comme un moyen de devenir plus lucide sur soi-même et donc un peu meilleur pour aider. 

Le rappel en introduction de l&#039;histoire d&#039;un traumatisme fondateur comme étant celui avec lequel l&#039;histoire des héros a commencé pose d&#039;emblée une clef de compréhension sur le rôle des héros : dépasser un traumatisme. Reste à savoir, pour chacun, lequel.  

Merci pour cet article biface qui a donné à réfléchir!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un format intéressant que ce Versus!<br />
Heroes In Crisis porte indéniablement les germes de ce débat, tant il est porteur d&#8217;un propos qui divise tant dans son fond que dans sa forme.<br />
La forme : aborder les traumatismes des personnages de comics est-il réalisable sans raccourcis drastiques?<br />
Le fond : l&#8217;auteur est-il à la hauteur pour aborder ce sujet sans tomber dans des poncifs vus mille fois?</p>
<p>Choisir ces Quatre Pas-Fantastisques que sont Harley, Batgirl, Blue Beetle et Booster Gold pour mener l&#8217;enquête au premier plan est un choix audacieux. Chacun des trois premiers a croisé la mort d&#8217;une façon traumatisante, Booster est quant à lui déplacé dans le temps, mort à son temps, ce qui le rend bon candidat pour cette bande des quatre.<br />
Là où il y a un hic dans HIC, est que la notion de traumatisme est abordée en ne distinguant pas deux registres importants : le trauma fantasmatique, c&#8217;est-à-dire celui qui atteint la représentation d&#8217;un ou plusieurs événements et l&#8217;image de soi, et le traumatisme réel, c&#8217;est-à-dire celui immédiatement consécutif à un événement réel, et qui fait traumatisme parce que la personne a frôlé la mort de très près et s&#8217;est vue morte l&#8217;espace d&#8217;un instant. Ce sont donc deux notions différentes entre les traumatismes de chacun dans sa vie et le stress post-traumatique subi en situation de danger imminent.<br />
Et dans une vignette, Harley Quinn se targuant de son diplôme de psychiatre fait la confusion.<br />
Cependant, ces Héros en Crise recèlent de bonnes choses pour ma part. Les petites vignettes en 9 cases où l&#8217;on voit les héros parler d&#8217;eux permet d&#8217;entrevoir ce qui fait traumatisme pour la plupart, et cela rejoint les traumatismes des personnes ordinaires : la sexualité, la question des origines, la mort. Trois questions qui sont susceptibles de faire traumatisme puisqu&#8217;elles n&#8217;ont jamais de réponse définitive. La sexualité est abordée de façon métaphorique, comme le fait de &#8220;rapetisser au fond de son lit&#8221; ou de rêver &#8220;d&#8217;être transpercée d&#8217;une lance en pleine nuit&#8221;, mais cela formerait de bonnes interprétations freudiennes. D&#8217;ailleurs Harley Quinn cite Freud, mais pour l&#8217;interpréter à sa manière!<br />
Nous avons des aperçus de ce qu&#8217;est véritablement le syndrome de stress post-traumatique à travers notamment ce qui survient à Lagoon Boy : cette impression de répétition, ces images flash sans fin qui ne cessent qu&#8217;après un traitement adéquat.<br />
Enfin, l&#8217;auteur du drame illustre à sa façon combien une situation peut échapper, aussi &#8220;bonnes&#8221; soient les intentions. Mais face au deuil insurmontable et à l&#8217;habit devant être porté, trop lourd au vu de la détresse que personne dans ses camarades n&#8217;a décelée, alors la course pour fuir, nier, refouler, aboutit à une crise. Une explosion, un passage à l&#8217;acte qui à mon sens n&#8217;est pas psychopathique, mais plutôt le signe d&#8217;un court-circuit de la pensée engendrant un passage à l&#8217;acte, signe d&#8217;un débordement émotionnel.<br />
Enfin, les puddlers sont des figures intéressantes, ça aurait bien de les voir davantage. Mais là encore la métaphore avec le travail sur l&#8217;élimination des impuretés par ceux qui aident et l&#8217;idée qu&#8217;ils sont imprègnent eux eux-mêmes, au risque d&#8217;en mourir, ou d&#8217;en porter le poids à leur tour, illustre bien cette image de celui qui aide, héros ou personne ordinaire, et qui absorbe les traumatismes de celui qu&#8217;il secourt. Et de savoir comment il s&#8217;en accommode. Comment il continue d&#8217;aider malgré tout. C&#8217;est la question du protagoniste du drame, une véritable question qui aborde la crise non comme une issue incontournable mais comme un moyen de devenir plus lucide sur soi-même et donc un peu meilleur pour aider. </p>
<p>Le rappel en introduction de l&#8217;histoire d&#8217;un traumatisme fondateur comme étant celui avec lequel l&#8217;histoire des héros a commencé pose d&#8217;emblée une clef de compréhension sur le rôle des héros : dépasser un traumatisme. Reste à savoir, pour chacun, lequel.  </p>
<p>Merci pour cet article biface qui a donné à réfléchir!</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
	</channel>
</rss>
