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	Commentaires sur : Critique du film The Batman de Matt Reeves	</title>
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	<description>News, chroniques et reviews Batman</description>
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		<title>
		Par : Flo		</title>
		<link>https://www.batman-legend.com/critique-film-the-batman-matt-reeves/#comment-1484</link>

		<dc:creator><![CDATA[Flo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Mar 2022 13:01:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« …If you want a partner, take my hand, or
If you want to strike me down in anger
Here I stand
I’m your Batman »

Beuh, zappe man ? Parce-qu’un nouveau film de Batman, ça n’a évidemment rien de nouveau. Surtout quand celui-ci nous vend des idées déjà vues dans « Batman Forever » (le Riddler sème des pistes et est un fou un peu pénible), ceux de Nolan et la série tv « Gotham » (il débute dans une ambiance semi-réaliste, en cherchant sa voie et des solutions).
Et oui, il y faisait déjà bien le détective traquant des vilains insaisissables au milieu de la corruption et des métaphores sociopolitiques, avec les mêmes personnages.
Et oui, c’est aujourd’hui toujours bien rempli de fan-service à force d’inspirations déjà connues – Frank Miller, Long Halloween, jeux vidéos, et petite nouveauté, une touche de Batman Earth One.

Pas autant stimulant avec le choix (sponsorisé par Chris Nolan à la suite de « Tenet » ?) de Robert Pattinson, acteur moins épais que Ben Affleck, un peu plus viril qu’un Timothée Chalamet – puisque la Warner semble se targuer de nous offrir des héros qui n’aient pas l’air trop agressifs et écrasants de puissance dans leur masculinité, pour les spectateurs plus sensibles et surtout féminins.
Plus proche d’un modèle de héros de manga « shōjo », à l’œil morne (comme Affleck d’ailleurs), malgré de gros sourcils. Et, la filmographie de l’acteur aidant, donnant plus une impression de fragilité, et de préférer se faire du mal à lui-même plutôt qu’aux autres, même de manière contrôlée.
Le regard étant le détail important pour un Batman, intense et calculateur d’un esprit en surchauffe (plus Keaton et Bale, presque pour Kilmer, pas du tout pour Clooney)… bref un acteur ayant déjà joué des psychopathes ou des salauds solides serait idéal à chaque incarnation.

Qu’est-ce-qui reste alors, pour ne pas nous prendre trop pour des jambons aux connaissances ou à la mémoire courte..?
Et bien, toujours pas grand chose.

En tant que nom connu, mais n’ayant pas de thématiques d’auteur très précisément identifiables malgré tout, Matt Reeves paraît surtout avoir pour lui d’être un formaliste visuel, s’attachant moins à ses personnages qu’à leur façon d’évoluer dans un environnement particulier – il se rapproche peut-être plus de la logique d’un jeu vidéo. Ses « Planète des Singes » inclus puisque les meilleurs personnages – donc les singes – ne reposent pas que sur l’interprétation des acteurs (aucune grosses stars) mais aussi sur la performance technique qui les représentent physiquement.
Or dans ce « Batman », il ne reste que des costumes et maquillages assez usités, pas toujours impressionnants.

On a de de la ville en feu, littéralement (les ciels orangés) ou juste sous pression. Une obsession régulière de Reeves pour les mondes apocalyptiques, ce qui n’a non plus rien de bien original puisqu’on est au bord de cela dans notre monde réel, depuis bien des années.
Ambiance Polar rétro, avec voix-off donc style presque littéraire… Et bien souvent pour des villes dites de « fin du monde », c’est à dire au bord d’un continent – San Francisco et surtout Los Angeles pour le côté « anges » (déchus).
L’ange noir ici en l’occurrence. Très angélique, très sensible, très débutant, pas toujours assez vif.
Mais la longueur excessive du film permet de seulement reproduire un look de le Film Noir (jamais plus de deux heures la plupart du temps), et de se mettre surtout dans une ligne commerciale établie par la Warner qui tente d’attirer plus l’attention sur le studio en tablant sur l’idée que « plus c’est long, plus c’est bon ». Évidemment que non, pas nécessairement.
De même que d’avoir un vilain qui soit un intello expansif, « religieux » et ayant eu une enfance malheureuse… Ces caractéristiques assez grossières qu’on retrouvait déjà précédemment chez Zack Snyder (sa durée fleuve ne racontant pas énormément de choses, son Luthor – avec du coup la même vf que pour le Riddler)… ça ne semblait finalement pas tant être l’apanage de ce réalisateur, mais plutôt un point de vue venant surtout du Studio ?

Dans cette construction commerciale, censée caresser le Grand Public dans le sens du poil en remplaçant les scènes d’action amusantes à super pouvoirs par des moments de violence plus ou moins explicites… Et séduisant la critique en vendant de la psychologie sombre se définissant surtout contre la concurrence marvelienne, mais ayant en fin de compte beaucoup de points communs et n’étant pas vraiment à contre-courant…
Il y a aussi hélas beaucoup de grosses ficelles :
_ Certaines dues aux aléas de tournage sous Covid – Andy Serkis étant trop peu présent, pris également par le tournage de… « Venom »…
_ D’autres sont maladroites (les deux scènes à travers des jumelles, au sens non exploité), ou terriblement sur-explicatives, atténuant les réguliers efforts de composition esthétique de l’image – une enveloppe est explicitement adressée à Batman… Gordon dit « Ça vous est adressé !? »… puis ensuite Alfred dit « Ça vous est adressé !? »
C’est du temps inutilement pris sur le montage, d’où la durée…
_ De l’enquête tortueuse mais où les personnages, meurtre longuement répétitif après l’autre, patinent beaucoup trop (le rat, l’espagnol, eh bien ?), et du symbolisme un peu enfantin – le petit garçon récurrent, la Vérité, plus de mensonges, et donc une gentille candidate qui s’appelle forcément « Réal »..
_ Prendre des bouts de divers bouquins autocontenus de Batman (quasi jamais des séries principales, sauf si ce sont des arc narratifs précis)…
_ Prendre des références de films ou autres personnalités (Kurt Cobain?!), pour s’amuser avec des identités cultes, et les associer à un Batman de toute façon protéiforme…
_ Ne pas conduire l’intrigue complètement jusqu’au bout, en laisser pour une autre fois, enchaîner les scènes d’action conclusives jusqu’à plus soif, et placer un caméo évocateur…
_ Vivre dans la nostalgie du Batman de Nolan (et même du Batman de Adam West via le clin d’œil du téléphone fixe), comme s’il valait mieux rester dans le Passé en le recréant, sans encore le prolonger.
On retrouve du « Batman Begins » – héros obsessionnel en construction et rejetant un peu sa généalogie, look proche de « Blade Runner » (Film Noir encore), mainmise du maffieux Falcone, complot qui ira jusqu’à détruire une partie de la ville, clin d’œil final ;
On retrouve du « The Dark Knight » – ennemi insaisissable aux plans ultra alambiqués, héros perplexe sur sa longévité, questionnements politiques (mais tous les super-héros le sont intrinsèquement), moto finale…
L’idée assez usitée également de réinventer un vilain un peu kitsch en lui donnant un look et une idéologie réalistes et plus inquiétants, cela a déjà été le cas pour les Joker de Ledger et Phoenix (rappelons que le Riddler est souvent considéré comme un sous-Joker). L’utilisation des caractéristiques du tueur du Zodiaque fait d’autant plus lorgner ce film vers l’influence évidente d’un David Fincher que sur celle, encore une fois, de la Côte Ouest des Etats Unis.

Les polars de Akira Kurosawa sont une référence indirecte qui correspondrait mieux à ce film : histoires un peu moins entre deux guerres, avec une forme de belle naïveté mais qui de manière paradoxale dénoncent férocement et violemment une corruption bien réelle au sein du pays tout entier. Ainsi que la présence d’antagonistes doubles et vengeurs, étant les deux faces opposées d’une même pièce (très batmanien ça aussi), l’un dans le privilège et l’autre non.

Pour l’attachement aux personnages, les comédiens feront avec ce qu’ils peuvent malgré une iconisation souvent en peine, surtout quand ils sont introduits visuellement à l’écran.
Pattinson étant beaucoup en costume, dans une forme de masse et de raideur (chevalier en armure), intériorisé, mais n’ayant pas encore de souplesse et d’autorité impressionnante.
Jeffrey Wright transformant James Gordon en sidekick fidèle faute de plus de présence de Alfred (utilisé ici de manière grossière et sans audace) et de Robin. Ce qui est un non-sens tant ce très bon policier de Gordon est censé être capable de remettre en cause Batman quand il va trop loin dans sa logique.
John Turturro n’ayant pas à faire grand chose pour être menaçant, et Paul Dano en faisant beaucoup trop en comparaison.

Reste que Colin Farrell, en Pingouin qui se prendrait pour De Niro, apporte une folie grotesque qui tire le film de sa torpeur sérieuse (mais c’est presque un comique de service).
Et Zoë Kravitz, à chaque apparitions chocs et ce malgré un personnage assez banalement « voyou », permet in fine de créer ce qui pourrait être le cœur émotionnel du film :
Et s’il s’agissait plus d’une histoire d’amour au long cours entre deux solitudes écrasées par les drames de leur enfance ? Ce qui se joue entre Bruce et Selina dans toutes les scènes où ils apparaissent ensemble est plutôt touchant dans ce que ça évoque. En plus d’être également très sensuel, voir sexué, ce qui fait plaisir dans ce genre de film.

Une série de films romantiques tordus, même sans égaler Tim Burton, plutôt qu’un manuel du bon petit metteur en scène de gros thrillers… espérons qu’on en arrivera là quand on sera au bout du chemin.
Bref, ce n’est qu’un début, rien que ça… à suivre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« …If you want a partner, take my hand, or<br />
If you want to strike me down in anger<br />
Here I stand<br />
I’m your Batman »</p>
<p>Beuh, zappe man ? Parce-qu’un nouveau film de Batman, ça n’a évidemment rien de nouveau. Surtout quand celui-ci nous vend des idées déjà vues dans « Batman Forever » (le Riddler sème des pistes et est un fou un peu pénible), ceux de Nolan et la série tv « Gotham » (il débute dans une ambiance semi-réaliste, en cherchant sa voie et des solutions).<br />
Et oui, il y faisait déjà bien le détective traquant des vilains insaisissables au milieu de la corruption et des métaphores sociopolitiques, avec les mêmes personnages.<br />
Et oui, c’est aujourd’hui toujours bien rempli de fan-service à force d’inspirations déjà connues – Frank Miller, Long Halloween, jeux vidéos, et petite nouveauté, une touche de Batman Earth One.</p>
<p>Pas autant stimulant avec le choix (sponsorisé par Chris Nolan à la suite de « Tenet » ?) de Robert Pattinson, acteur moins épais que Ben Affleck, un peu plus viril qu’un Timothée Chalamet – puisque la Warner semble se targuer de nous offrir des héros qui n’aient pas l’air trop agressifs et écrasants de puissance dans leur masculinité, pour les spectateurs plus sensibles et surtout féminins.<br />
Plus proche d’un modèle de héros de manga « shōjo », à l’œil morne (comme Affleck d’ailleurs), malgré de gros sourcils. Et, la filmographie de l’acteur aidant, donnant plus une impression de fragilité, et de préférer se faire du mal à lui-même plutôt qu’aux autres, même de manière contrôlée.<br />
Le regard étant le détail important pour un Batman, intense et calculateur d’un esprit en surchauffe (plus Keaton et Bale, presque pour Kilmer, pas du tout pour Clooney)… bref un acteur ayant déjà joué des psychopathes ou des salauds solides serait idéal à chaque incarnation.</p>
<p>Qu’est-ce-qui reste alors, pour ne pas nous prendre trop pour des jambons aux connaissances ou à la mémoire courte..?<br />
Et bien, toujours pas grand chose.</p>
<p>En tant que nom connu, mais n’ayant pas de thématiques d’auteur très précisément identifiables malgré tout, Matt Reeves paraît surtout avoir pour lui d’être un formaliste visuel, s’attachant moins à ses personnages qu’à leur façon d’évoluer dans un environnement particulier – il se rapproche peut-être plus de la logique d’un jeu vidéo. Ses « Planète des Singes » inclus puisque les meilleurs personnages – donc les singes – ne reposent pas que sur l’interprétation des acteurs (aucune grosses stars) mais aussi sur la performance technique qui les représentent physiquement.<br />
Or dans ce « Batman », il ne reste que des costumes et maquillages assez usités, pas toujours impressionnants.</p>
<p>On a de de la ville en feu, littéralement (les ciels orangés) ou juste sous pression. Une obsession régulière de Reeves pour les mondes apocalyptiques, ce qui n’a non plus rien de bien original puisqu’on est au bord de cela dans notre monde réel, depuis bien des années.<br />
Ambiance Polar rétro, avec voix-off donc style presque littéraire… Et bien souvent pour des villes dites de « fin du monde », c’est à dire au bord d’un continent – San Francisco et surtout Los Angeles pour le côté « anges » (déchus).<br />
L’ange noir ici en l’occurrence. Très angélique, très sensible, très débutant, pas toujours assez vif.<br />
Mais la longueur excessive du film permet de seulement reproduire un look de le Film Noir (jamais plus de deux heures la plupart du temps), et de se mettre surtout dans une ligne commerciale établie par la Warner qui tente d’attirer plus l’attention sur le studio en tablant sur l’idée que « plus c’est long, plus c’est bon ». Évidemment que non, pas nécessairement.<br />
De même que d’avoir un vilain qui soit un intello expansif, « religieux » et ayant eu une enfance malheureuse… Ces caractéristiques assez grossières qu’on retrouvait déjà précédemment chez Zack Snyder (sa durée fleuve ne racontant pas énormément de choses, son Luthor – avec du coup la même vf que pour le Riddler)… ça ne semblait finalement pas tant être l’apanage de ce réalisateur, mais plutôt un point de vue venant surtout du Studio ?</p>
<p>Dans cette construction commerciale, censée caresser le Grand Public dans le sens du poil en remplaçant les scènes d’action amusantes à super pouvoirs par des moments de violence plus ou moins explicites… Et séduisant la critique en vendant de la psychologie sombre se définissant surtout contre la concurrence marvelienne, mais ayant en fin de compte beaucoup de points communs et n’étant pas vraiment à contre-courant…<br />
Il y a aussi hélas beaucoup de grosses ficelles :<br />
_ Certaines dues aux aléas de tournage sous Covid – Andy Serkis étant trop peu présent, pris également par le tournage de… « Venom »…<br />
_ D’autres sont maladroites (les deux scènes à travers des jumelles, au sens non exploité), ou terriblement sur-explicatives, atténuant les réguliers efforts de composition esthétique de l’image – une enveloppe est explicitement adressée à Batman… Gordon dit « Ça vous est adressé !? »… puis ensuite Alfred dit « Ça vous est adressé !? »<br />
C’est du temps inutilement pris sur le montage, d’où la durée…<br />
_ De l’enquête tortueuse mais où les personnages, meurtre longuement répétitif après l’autre, patinent beaucoup trop (le rat, l’espagnol, eh bien ?), et du symbolisme un peu enfantin – le petit garçon récurrent, la Vérité, plus de mensonges, et donc une gentille candidate qui s’appelle forcément « Réal »..<br />
_ Prendre des bouts de divers bouquins autocontenus de Batman (quasi jamais des séries principales, sauf si ce sont des arc narratifs précis)…<br />
_ Prendre des références de films ou autres personnalités (Kurt Cobain?!), pour s’amuser avec des identités cultes, et les associer à un Batman de toute façon protéiforme…<br />
_ Ne pas conduire l’intrigue complètement jusqu’au bout, en laisser pour une autre fois, enchaîner les scènes d’action conclusives jusqu’à plus soif, et placer un caméo évocateur…<br />
_ Vivre dans la nostalgie du Batman de Nolan (et même du Batman de Adam West via le clin d’œil du téléphone fixe), comme s’il valait mieux rester dans le Passé en le recréant, sans encore le prolonger.<br />
On retrouve du « Batman Begins » – héros obsessionnel en construction et rejetant un peu sa généalogie, look proche de « Blade Runner » (Film Noir encore), mainmise du maffieux Falcone, complot qui ira jusqu’à détruire une partie de la ville, clin d’œil final ;<br />
On retrouve du « The Dark Knight » – ennemi insaisissable aux plans ultra alambiqués, héros perplexe sur sa longévité, questionnements politiques (mais tous les super-héros le sont intrinsèquement), moto finale…<br />
L’idée assez usitée également de réinventer un vilain un peu kitsch en lui donnant un look et une idéologie réalistes et plus inquiétants, cela a déjà été le cas pour les Joker de Ledger et Phoenix (rappelons que le Riddler est souvent considéré comme un sous-Joker). L’utilisation des caractéristiques du tueur du Zodiaque fait d’autant plus lorgner ce film vers l’influence évidente d’un David Fincher que sur celle, encore une fois, de la Côte Ouest des Etats Unis.</p>
<p>Les polars de Akira Kurosawa sont une référence indirecte qui correspondrait mieux à ce film : histoires un peu moins entre deux guerres, avec une forme de belle naïveté mais qui de manière paradoxale dénoncent férocement et violemment une corruption bien réelle au sein du pays tout entier. Ainsi que la présence d’antagonistes doubles et vengeurs, étant les deux faces opposées d’une même pièce (très batmanien ça aussi), l’un dans le privilège et l’autre non.</p>
<p>Pour l’attachement aux personnages, les comédiens feront avec ce qu’ils peuvent malgré une iconisation souvent en peine, surtout quand ils sont introduits visuellement à l’écran.<br />
Pattinson étant beaucoup en costume, dans une forme de masse et de raideur (chevalier en armure), intériorisé, mais n’ayant pas encore de souplesse et d’autorité impressionnante.<br />
Jeffrey Wright transformant James Gordon en sidekick fidèle faute de plus de présence de Alfred (utilisé ici de manière grossière et sans audace) et de Robin. Ce qui est un non-sens tant ce très bon policier de Gordon est censé être capable de remettre en cause Batman quand il va trop loin dans sa logique.<br />
John Turturro n’ayant pas à faire grand chose pour être menaçant, et Paul Dano en faisant beaucoup trop en comparaison.</p>
<p>Reste que Colin Farrell, en Pingouin qui se prendrait pour De Niro, apporte une folie grotesque qui tire le film de sa torpeur sérieuse (mais c’est presque un comique de service).<br />
Et Zoë Kravitz, à chaque apparitions chocs et ce malgré un personnage assez banalement « voyou », permet in fine de créer ce qui pourrait être le cœur émotionnel du film :<br />
Et s’il s’agissait plus d’une histoire d’amour au long cours entre deux solitudes écrasées par les drames de leur enfance ? Ce qui se joue entre Bruce et Selina dans toutes les scènes où ils apparaissent ensemble est plutôt touchant dans ce que ça évoque. En plus d’être également très sensuel, voir sexué, ce qui fait plaisir dans ce genre de film.</p>
<p>Une série de films romantiques tordus, même sans égaler Tim Burton, plutôt qu’un manuel du bon petit metteur en scène de gros thrillers… espérons qu’on en arrivera là quand on sera au bout du chemin.<br />
Bref, ce n’est qu’un début, rien que ça… à suivre.</p>
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