[Podcast] Bat-Talk : Critique du film The Flash

Publié le 28 juin 2023 par

Notre nouveau podcast dédié aux fans de Batman est disponible ! Le sujet du jour concerne le film The Flash d’Andy Muschietti !

Pour ce nouveau numéro Siegfried, Bruno (Andresy), Benoit et moi-même vous présentons notre nouveau podcast qui prend la forme d’une critique du film The Flash (sorti au cinéma le 14 Juin 2023).

Un podcast découpé en deux parties :

  • 00:00 – Petit avis sans spoilers,
  • 16:35 – Débrief AVEC spoilers !

Comme d’habitude, nos podcasts sont disponibles sur YouTube (vidéo ci-dessous), Spotify, Deezer et Podcloud.
Bonne écoute et n’oubliez pas de nous donner vous aussi votre avis sur ce film The Flash dans les commentaires ci-dessous 😉

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Votre bat auteur

Passionné par Batman et son univers, j'ai lancé Batman Legend pour partager avec vous ma passion du chevalier noir de Gotham City !!!

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2 commentaires
  • Il y a 9 mois
    Flo

    Le clash, un crash, puis le splash…
    Et on remonte en arrière.

    On cite ici un super-héros, qui se construisit en 1940 selon un modèle très prisé par les américains d’alors… La culture grecque, et leurs héros ou dieux antiques – ici Hermès (ou le latin Mercure), qui en a inspiré bien d’autres pendant l’Âge d’Or des comics.
    Juste du décorum, mais son côté incandescent, désinvolte et un peu hors-la-loi se retrouve beaucoup chez les super-héros modernes… Beaucoup chez les petits frères turbulents de Marvel, plus dilué chez les grands frères sentencieux de DC comics.

    Pour ce qui est du personnage de Barry Allen, c’est un cas d’école : il suit la même route que beaucoup de héros, à savoir toujours gagner avec le sourire, et beaucoup d’inventivité, tout en essayant de se dépêtrer de ses problèmes de double identité… Mais avec aussi un sérieux de donneur de leçon, eu égard aux pouvoirs énormes qu’il a à disposition (il s’agit tout de même de ne pas trop déconner avec la vitesse). Très conservateur, pas un personnage toujours sympathique… Plus du tout sa place dans une nouvelle époque ?
    Les comics du début des années 2010 ont cependant réussi à reformater le héros, en douceur, servant de base potentielle à des adaptations en action réelle.

    Sauf que nous sommes chez la Warner, les propriétaires de DC comics.
    Et le film qui arrive Enfin, est une allégorie ultime d’une multitude de problèmes…

    – La métaphore du système de production de la Warner :
    Un studio qui s’enorgueillit depuis des années de faire des blockbusters d’auteurs, et la critique de bien souvent tomber dans le panneau lorsque le résultat est superficiel (il va un jour falloir les former aux nombreux codes super-héroïques, spécifiques… parce-que les analyses sont bien trop souvent loupées).
    Dès 1979, Superman a quasiment droit à un diptyque cinéma, auréolé d’un certain prestige (des membres du « Parrain » ont travaillé dessus). Avant de tout défaire, on connaît l’histoire.
    Et bêtement, cette histoire se répéta encore (Batman), et encore (Green Lantern), et encore… Même avec divers producteurs, même à la télévision, il y a un schéma répétitif, que seules les productions animées ou plus indépendantes ont pu déjouer. Mais sans jamais réussir à sortir de leur confort artistique, confinés à un, deux ou une petite poignée d’opus très bons. Incapables de se développer au delà de leur postulat d’origine, de générer des pistes supplémentaires.
    C’est justifié, mais frustrant vu les possibilités excitantes que ça pouvait offrir.

    Cas d’école encore pour Flash : la série télé des années 90 avait eu tout ce qui faut (héros viril, volontaire et légèrement maladroit, bons designs, casting resserré, des références sympas ponctuelles…), mais n’avait pas pu aller au delà d’une seule saison.
    Celle des années 2010 avait d’autres qualités (jouer à fond le sentimentalisme, un casting large, et des interactions entre productions), mais n’avait jamais su s’arrêter à temps, poussée à continuer sans but clair et précis (au contraire de « Smallville »), jusqu’à… l’épuisement.
    L’une a couru trop vite mais en s’économisant, l’autre trop longtemps et en n’ayant plus de force…
    Le film de 2023, lui, a raté son départ tellement de fois qu’il cumule les limites de ses d’eux aînées. Aller trop vite, accumuler le maximum de références et interactions, enrober tout ça d’un max de plans composés avec force effets numériques baveux… Rien de neuf depuis Zack Snyder, en fait.
    Et au cas où ça ne convainc pas, rire un coup et faire comme si c’était un autre univers, laissé plus ou moins à l’abandon (on trouve toujours un moyen de les faire apparaître, effectivement). Car il est bel et bien une suite du Snyder Cut, citation à l’appui.
    Ce qui nous amène à…

    – La métaphore du procédé d’écriture des productions Warner/DC :
    Ce ne sont jamais les mêmes équipes qui travaillent dessus, n’est-ce pas ? Et pourtant, ce sont quasi toujours des scénarios obsédés par les traumatismes liés au Père et à la Mère, sans le moindre renouvellement…
    Toujours uniquement des adaptations d’arcs narratifs des comics, précisément compilés dans des albums. Dont on va piocher des scènes spécifiques, qui serviront seulement de balises reconnaissables pour les fans. Mais avec une construction préalable différente, ce qui en modifie le sens. Et devient souvent hors-sujet…
    Toujours regarder la concurrence (erreur fatale, c’est dans l’autre sens que ça doit se faire) et reproduire ce qui a déjà été fait, en plus gros si possible.

    Remettons bien sûr l’arbre au milieu de la forêt : la super-vitesse (représentée au ralenti) et les explorations d’univers parallèles, c’est Flash qui en est le pionnier.
    Oui mais alors comment représenter cela comme si c’était la première fois, alors que bien d’autres au cinéma l’ont fait avec grand succès ?
    En en faisant des caisses, voilà. Pourtant cette façon là, en étirant les actions en suspens, aurait pu être intéressante si elle avait été vraiment traitée en profondeur. En expliquant ce qu’on ressent lorsque se crée ce genre de dimension figée, où tout est à la fois abordable et fragile.
    Et non… ça devient surtout un réservoir à scènes un peu divertissantes, pseudo drôles, faisant ici une gênante fixette sur les bébés, la nourriture (au cinéma il vaut mieux montrer sa fabrication ou sa consommation au calme, et pas la balancer dans tous les sens).

    Puis le Multivers, qui génère la lassitude chez certains alors que… On vit dedans depuis toujours, à chaque fois qu’on voit une liste d’œuvres (ou de pays, de cultures etc) ayant chacune des points communs mais pas les mêmes origines.
    Le Multivers donc, est expliqué ici par le personnage le moins habilité à ça… Et on voit bien que c’est un argument marketing, qui ne sera pas transcendé au delà de son postulat.
    Utiliser des anciens ennemis des Spider-Man de Sony pour créer des simili Sinister 6, ça sert au moins à attaquer et remettre en cause le MCU et ses principes (c’est de bonne guerre).
    Utiliser le Batman de Michael Keaton ne veut par contre ici rien dire. Il est assez similaire à celui de Affleck, mais il ne vient pas d’une autre dimension, alors que celles-ci sont bien évoquées. Ce changement rétroactif est un peu une grosse excuse pour avoir un vieux Batman culte (bien trop surhumain) en lieu et place de celui du modèle comics, Thomas Wayne, tiré du crossover Flashpoint – un peu trop récent pour qu’on s’en serve déjà ?
    Ses apparitions évoquant lointainement Tim Burton, et celles (à peine inspirée du dit crossover comics) des kryptoniens prennent du temps d’exposition sur le film de Flash. Et n’ont pas beaucoup de cohérence (comment ont-ils été attirés sur Terre ?). Cette Supegirl est combative et assez touchante, mais elle n’a même pas d’accomplissement en ligne de mire.
    Bref toutes ces références, toutes ces façons inédites de montrer le voyage dans le Temps, toutes ces grosses scènes d’action lorgnant sur l’abstraction avec de fortes images de synthèse (tellement d’humains recréés qu’on dirait des personnages de jeux vidéos)… sont plaquées à l’image, ont une artificialité énorme – toujours à la Snyder.
    Au premier degré, ça se laisse tout de même voir, beaucoup de gens peuvent y prendre plaisir.
    Quant à l’intéressé, Barry Allen lui-même…

    – La métaphore des troubles de Ezra Miller :
    Encore un choix qui s’est fait en regardant trop la concurrence… Spider-Man forcément.
    Certes le Peter Parker initialement coécrit par Steve Ditko était un peu conservateur, pas trop loin du Allen de DC – mais on le retient surtout comme un bon rigolo insolent et fan de ses aînés, n’en déplaise à ceux qui sont restés bloqués sur Sam Raimi.
    Certes Grant Gustin dans la série télé n’en est pas loin. Certes c’est assez proche aussi de Wally West.
    Zack Snyder, en faisant du bolide blond, un petit brun jouant les comique de service… en engageant un acteur à mimiques, abonné aux rôles sombres et torturés, s’alignant ainsi sur une représentation masculine fragile et dénuée d’un quelconque ascendant sur les femmes (Pattinson, Chalamet)… Comment ne pas tomber dans l’erreur de casting ?
    Pourtant « Justice League » (le film) arrivait à le montrer comme un jeunot sympa qui cherche un sens à sa vie à force de fuir… Et qui devra utiliser cet art de la fuite pour sauver des gens, plus que pour combattre.
    Tandis que le Cut enfonçait le clou dans une jolie scène finale, facilement décorrélee du reste.

    Et là, pendant une demi-heure ça marche plus ou moins bien. On croit de plus en plus au benjamin de la Ligue, avec un meilleur costume, mélancolique, croyant fermement à l’équité jusqu’à en perdre tout discernement (pourquoi ne pas juste remonter le temps pour découvrir qui est l’assassin ?). Il ne lui manque que ses Lascars, à affronter chez lui.
    Mais juste après, le film mute en une comédie parodique grasse, aux blagues nous prenant pour des idiots (c’est bon, on a bien compris pour Eric Stoltz). Et qui vire à l’egotrip adulescent, très pénible.
    Pour un acteur reconnu coupable d’actes dérangés, le voir critiquer le manque de suivi psychologique de la Ligue, puis jouer carrément la schizophrénie pendant deux heures… Il y a quelque chose de perturbant là dedans, et jamais amusante.
    On en profite pour rattraper son gros retard, en y incorporant au forceps l’origin story du héros, et le rôle de mentor qui est le sien dans les comics (ce qui est plus juste que de le voir en émule de Batman, sans jamais les voir confronter leurs capacités d’enquêteurs). Le côté sérieux de Barry ressort, mais seulement parce-que son double en apprentissage est exagérément irresponsable, bien plus que Wally West. Même en devenant un héros d’action (on ne saura jamais non plus pourquoi leurs éclairs sont de couleurs différentes), il reste balourd et au parcours évidemment prévisible.

    À l’instar du personnage, le film est ainsi déchiré en deux. Entre sa volonté d’amuser les spectateurs, et celle de raconter une histoire SF ambitieuse et émouvante, interrogeant la notion de Destin comme le fait déjà « Spider-Verse »…
    Sans trouver l’équilibre.
    Les ambitions étaient juste de trop, tout ça n’était qu’un film d’Action/SF un peu rocambolesque, inspiré des délires d’antan des comics de Robert Kanigher et Carmine Infantino… et finalement écrit comme un vieux sketch du « Simpson Horror Show ».

    Et puis il doit y avoir un moment où Flash danse. ⚡

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  • Il y a 9 mois

    Bonjour à toute l’équipe.
    Serait-il possible de faire le point sur le DC Cinematic Universe, s’il-vous-plaît?
    Que ce soit sur le site ou en podcast, évoquer le calendrier des tournages s’il est toujours maintenu après les nombreux échecs commerciaux et… artistiques.
    Je vous avoue être quelque peu perdu et sans perspective en ce qui concerne le grand écran.
    Un grand merci à vous.
    Nico.

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