Critique du film d’animation Batman : The Killing Joke

Publié le 17 octobre 2016 par

Batman : The Killing Joke, film d’animation dévoilé au grand public cet été, réalisé par Sam Liu et dont les avis, dès sa sortie, divergent. Si le film est bon et porte en lui de réels atouts, le scénario pousse à la réflexion dont celle-ci : « un film d’animation doit-il obligatoirement durer plus d’une heure ? »

Si cette question est l’aspect central de ma critique, un mot sur le réalisateur : Sam Liu et l’attente autour de ce nouveau projet cinématographique. Batman : The Killing Joke est l’adaptation d’une des histoires les plus célèbres d’Alan Moore, narrant le passé du Joker et sa rivalité avec Batman. Ce projet n’est pas le premier puisque Sam Liu est connu et reconnu pour avoir réalisé plusieurs films d’animations des licences Marvel et Warner Bros : All-Star Superman, Superman/Batman : ennemis publics ? etc…

Lorsque Batman : The Killing Joke est annoncé, un engouement émane du public et des fans. Aujourd’hui, que des comics soient adaptés cinématographiquement relève à une concrétisation. Une effervescence nouvelle est ressentie pour ce film d’animation, projet plutôt discret et moins soumis à la médiatisation des films.

news_illustre_1469902549_216En somme, ce film nous raconte l’histoire de l’éternelle confrontation entre Batman et le Joker où ce dernier kidnappe et torture mentalement le commissaire Gordon. À travers un combat psychologique le film nous entraîne dans le passé avec un Joker en père de famille qui par un malheureux hasard perd sa femme et son futur enfant et dû à un piège mené par des mafieux, sombre dans une folie pure.

 

batman-the-killing-joke-trailer-screengrab-1_pngPour ceux qui renvoient le film d’animation aux enfants, méfiez-vous : Batman : The Killing Joke vous surprendra. Dans un premier temps, l’esthétique est prenante et rend compte d’un réel travail autour du tracé des personnages,  tout en restant dans une tradition esthétique du film d’animation. Les hommes ont les épaules carrés, les femmes et leurs formes ne passent pas inaperçues et l’image est concentré non moins sur les lieux mais sur les personnages.

 

hqdefaultLe second avantage du film est la mise en image de l’univers gothamien avec un Batman fidèle au comics et des références aux différents personnages qui l’entoure : Red Hood ou encore CatWoman. Mais bien plus encore, le film interroge la naissance de la folie, dont une phrase est à retenir, dite par le Joker à Batman :

« Il ne suffit que d’une seule très mauvaise journée pour rendre complètement dingue une personne saine d’esprit. »

La folie du Joker est reconnu par celui-ci et il tente de l’expliquer voir de l’appliquer au commissaire Gordon au cours de sa séquestration. En tant que spectateur, on dépasse le simple film d ‘animation pour y voir un film avec des réflexions plus profondes : peut-on devenir fou ? Y a-t-il des causes à effet à la folie ? Tous ces questionnements s’imposent puisque les dialogues sont instructifs, justes et visent un public plutôt adulte.

Cependant, un point négatif subsiste avec la première partie du film narrant une relation sexuelle entre Batgirl et Batman sur fond d’histoires mafieuses. Si, les premières minutes montrent une Batgirl forte et indépendante, suite à une partie de jambes en l’air avec la chauve-souris, elle reste sans nouvelles et passe d’un statut de femme à adolescente, attendant patiemment des nouvelles de son prétendant. batman-the-killing-jo1

Mais alors où est le lien avec le Joker ? L’idée est que l’on retrouve Batgirl, alias Barbara Gordon, victime du fou allié mais « la logique » ne suit pas. Ce faisant, l’on peut avoir cette impression que seule l’histoire du Joker et Batman aurait été trop courte. Il y a eu alors l’idée d’annexer cette histoire au début pour rallonger le film et donner une touche féminine. Le problème est là : un film d’ambition doit atteindre les 1h30 de format mais avec un film plus court Batman : The Killing Joke serait resté fidèle à Alan Moore et n’aurait pas eu cette incohérence dû à la première partie.

Malgré cela, le film reste à voir pour tous ceux qui aiment l’univers de Batman, pour tous ceux qui ont un intérêt pour le film d’animation ou qui veut s’essayer/goûter à la folie.

 

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Votre bat auteur

Salut ! C'est Alexandra, 24 ans, passionnée par le cinéma, la musique, le sport et bien sûr les comics. Bon Batman c'est un peu ma vie alors autant que je partage avec vous ! Grosse lectrice et amatrice de cinéma attendez vous à beaucoup de reviews et de critiques !

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