Justice League Snyder’s Cut : Zack Snyder se fait Justice

Publié le 30 mars 2021 par

L’évènement tant attendu est enfin arrivé. Après des années d’espoir et des mois d’attente, la déjà fameuse SnyderCut de Justice League est sorti sur HBO Max. Chez Batman Legend aussi, l’attente était forte et l’on s’est fait un devoir de visionner au plus vite cette œuvre déjà culte par son historique tourmentée et la première version très discutable. Nous allons donc essayer de résumer ici ce qu’il faut retenir de l’évènement : le film, évidemment, mais également ce qu’il représente dans l’Univers Cinématographique DC (DCEU) et implique (ou pas) pour la suite… Plongeons dans un rush de 4 heures qui explore de multiples dimensions et au résultat forcément inégal.

Coffret film Zack Snyder Justice League

Synopsis

Bruce Wayne est déterminé à faire en sorte que le sacrifice ultime de Superman ne soit pas vain; pour cela, avec l’aide de Diana Prince, il met en place un plan pour recruter une équipe de métahumains afin de protéger le monde d’une menace apocalyptique imminente. La tâche s’avère plus difficile que Bruce ne l’imaginait, car chacune des recrues doit faire face aux démons de son passé et les surpasser pour se rassembler et former une ligue de héros sans précédent. Désormais unis, Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et Flash réussiront-ils à sauver la planète de Steppenwolf, DeSaad, Darkseid et de leurs terribles intentions ?

  • Scénario : Zack Snyder
  • Publié le : 18 Mars 2021 en VOD / 31 Décembre 2021 pour le Blu-Ray
  • Prix : 29.99€
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Le cinéma regorge d’œuvres qui ont connu une histoire tourmentée et plusieurs versions au fil du temps. Cette logique obéissait à plusieurs contextes assez différents. On y retrouve des démarches artistiques tout à fait originales (le Metropolis de Fritz Lang sorti en N&B et muet en 1927, colorisé et remis en musique par Giorgio Moroder en 1984). On y retrouve aussi les fameux “Director’s Cut” où le réalisateur a été contraint (pour des questions de durée ou de validation pour tous public) de censurer certaines scènes (Spartacus de Kubrick, Apocalypse Now de Coppola, l’Exorciste de Friedkin et bien-sûr Batman V Superman de Snyder) et fournit finalement une version plus libérée et aboutie de l’œuvre. On retrouve aussi les fameuses “Versions longues” qui permettent parfois d’explorer un déroulement un peu différent, modifier de façon significative un aspect du scénario (Abyss de Cameron). Si très souvent, le réalisateur original a la maitrise de la nouvelle version (qui est son œuvre), il existe des exemples fameux où un autre réalisateur, sur la base des rushes initiaux, propose un découpage alternatif et un montage final assez différents (l’excellente version, violente et tendue, par Dario Argento du Zombie (Dawn of the Dead) de George Romero).

Dans quelle catégorie se situe Justice League ? La réponse est : toutes ! En effet, il faut reconnaître que le terme de “SnyderCut” rendu célèbre par le fameux hashtag est bien loin de résumer tout ce que cette nouvelle version représente. Et cela est parfaitement compréhensible à la lecture du titre : “Zack Snyder’s Justice League“. On y trouvera donc des scènes remontées/redécoupées, des ajouts, une lecture différente, un scénario enrichi, de nouveaux personnages. Bref… Une autre œuvre. Celle de Snyder.

Au commencement était Superman

Le démarrage de la version de 2017 du film était un désastre. Beaucoup se sont demandés pourquoi commencer le film avec un cosplayeur, avant de comprendre que c’était bien Henri Cavill, reshooté et retouché numériquement (pour virer la fameuse moustache que l’acteur portait lors des reshoots) qui était à l’écran dans une intro complètement ratée.

Les premières secondes étaient donc très attendues et finalement très déroutantes mais logiques, au vu du film et de l’esprit de Snyder : de la même façon que Batman V Superman (BvS) commençait sur la fin de Man of Steel, Justice League commence sur la fin de BvS. Intro réussie, en forme de point d’interrogation : la mort de Superman réveille les boîtes-mères et tout cela montré avec toute la “patte” de Snyder (slow-motion, angles 3D, bande son déformée…).

La mort de Superman
La mort de Superman

On pressent donc, ce qui est une excellente initiative, que le Kryptonien aura un rôle très particulier dans la nouvelle version de l’histoire. Même si son temps de présence à l’écran ne sera pas forcément plus important (toutes proportions gardées au vu de la durée du film). Mais une touche de divinité commence déjà à s’installer. Snyder annonce la couleur.

Et la couleur sera du “100 % Snyder”. Cette intro sonne le glas de celle de Whedon qui était plutôt réussie sur fond de Everybody Knows de Leonard Cohen repris par Sigrid. Car malgré le style, cette introduction était bien de Whedon. Et Snyder compte bien faire table rase de tout ce qu’à fait Whedon. Le pire, mais aussi le meilleur.

The Snyder Paradox

Tout le défi consistait donc à fournir une version différente, tout en restant cohérent (un minimum) avec ce qui avait déjà été fait. Et cet exercice est très difficile, en particulier en utilisant des scènes déjà utilisées par Whedon et dont Snyder ne peut s’affranchir.

Le réalisateur de “Man of Steel” va donc s’appliquer à remonter un certain nombre de ces scènes dans une version “SnyderCut” ce qui en change parfois la lisibilité, le rythme et aussi le message. L’exemple le plus frappant est la scène de l’attaque de la banque, pour la première (et efficace) intervention de Wonder Woman. Pas de changement sur le fond mais le rythme et le découpage sont assez différents, amplifiant l’impression de puissance et de rapidité de Diana. Snyder associe donc (et cela sera confirmé tout au long du film) des slow-motions quasi-interminables avec des accélérations fulgurantes pour souligner le contraste et l’association entre vélocité et puissance. Le problème est que cela allonge considérablement les scènes et, ce qui semble plus grave, peut rendre le traitement de certains personnages quasiment uniforme dans ces moments : difficile de dire qui est le ou la plus rapide : Flash ? Diana ? Clark ? La réponse viendra plus tard évidemment, mais il est notable de constater que ce qui sert la mise en forme des séquences peut parfois desservir le propos ou le rythme du film (au demeurant assez lent sur la première moitié).

Why so serious ?

C’était l’un des griefs majeurs portés à l’encontre de la version de 2017 et en particulier à la vision de Whedon : l’humour “à la Avengers” transposé à l’univers DC, et qui plus est, dans le registre dramatique de la période post-mort-de-Superman et pré-fin-du-monde. Ce qui a d’une part trahi l’esprit de certains personnages (en particulier Batman) et fait passer d’autres pour des clowns ou des sidekicks (Flash, Aquaman).

Snyder remet donc les pendules à l’heure. Si Batman n’est plus aussi taciturne ou pessimiste que dans BvS, il en redevient néanmoins un minimum sérieux, surtout étant donné le contexte (Exit le “Tu causes aux poissons ?”). Flash reste traumatisé par le passé que l’on devine et garde un côté insouciant, mais supportable. Et Aquaman est plus favorablement incarné comme un futur héros tiraillé entre deux cultures qui le laissent comme un apatride et non pas comme un pseudo-biker qui nage vite et qui joue au dur en balançant des vannes. Quand à Diana elle assume à la fois son statut de puissante déesse et son désir de liberté (“Je n’appartiens à personne”) avec un certain panache.

Batman redevient sérieux … tout comme le film

La tâche était d’autant plus aisée que beaucoup de ces éléments vaguement comiques concernaient pour beaucoup des scènes tournées et montées par Whedon. On retrouve donc la noirceur de l’univers DC, accentuée par une couleur à la limite d’une version noir & blanc qui aurait ajouté une touche définitivement plus personnelle.

Le réalisateur assume d’ailleurs bien l’esprit de son œuvre, en particulier dans une certaine épure, ce qui peut paraitre paradoxal quand on parle de Snyder. A titre d’exemple, il avait été reproché, à juste titre, l’absence de l’Humanité (en tant que foule) dans la version de 2017. Plus précisément, il était presque ridicule de résumer l’Humanité à une famille russe évacuée dans un van. Faible évocation d’une fin du monde imminente. Snyder a donc intelligemment supprimé cette référence (et les scènes qui parasitaient le combat final). La bataille pour la survie de la Terre se fera donc dans un quasi huis-clos poisseux, loin des caméras, de la foule et sans le chien à sauver.

En ce sens donc, l’œuvre gagne en profondeur. La seconde moitié du film est un face-à-face tendu et nerveux entre une équipe de quasi-divinités menée par un Batman assez en retrait (il est certainement le grand perdant à ce titre, ce qui ne nuit cependant pas du tout à l’équilibre du montage) et une armée et surtout une menace, bien plus crédible et tangible que dans la version de Whedon.

Rise of the Cyborg

Il est clairement LA révélation du film et le symbole le plus frappant de la différence entre les deux versions. Et sans lui, la SnyderCut perdrait une grande partie de son âme. Symbole de l’ambiance sombre et parfois désespérée du film, le personnage de Cyborg bénéficie d’un vrai traitement. Le découpage explicite en plusieurs parties lui confère aussi une véritable “origin story” (la seule dans le film) qui est non seulement intéressante, mais également pertinente du point de vue des évènements. Et qui plus est, cela donne réellement envie de revoir le personnage et son interprète.

Cyborg : La grande révélation du film

Snyder développe donc un personnage qui, à l’inverse d’un Vision, machine qui va acquérir de l’humanité, va perdre la sienne en évoluant, au sens propre comme au sens figuré, vers la machine, jusqu’à finalement retrouver cette humanité au sein du groupe. Cyborg cristallise donc également, au delà du combat pour la survie de l’humanité, l’enjeu crucial de former une équipe susceptible de redonner l’espoir. Et de redonner un sens à la vie, en particulier la sienne, malgré les pouvoirs technologiques quasi-infinis qui s’offrent à lui.

Du reste, au vu de la longueur du film, il n’aurait pas été saugrenu d’envisager un prequel à “Justice League” en relatant l’origine et la génèse de Cyborg et en introduisant, de fait, les boites-mères, leur mythologie et leurs menaces. Cela aurait raccourci Justice League considérablement, pour en faire, du coup, un film plus nerveux. On a beau tourner en rond, on revient toujours au problème de Warner Bros sur le DCEU : ils n’ont pas pris le temps de “poser” correctement leur continuité et les efforts louables de Snyder vont aussi dans ce sens.

Born to be Wild

Autre bonne surprise : Snyder était attendu au tournant sur le personnage et l’arc de Steppenwolf, autre élément catastrophe du montage de Whedon (FX ridicule, origine bancale, incarnation inexistante et référence à Darkseid réduite à quasi-néant et incompréhensible).

Un Steppenwolf bien plus convaincant

Le résultat n’est pas parfait mais tout à fait honnête. Le “nouveau” Steppenwolf gagne en percussion et devient presque (n’exagérons rien) un personnage tragique. Alors que la première version était habitée par… rien du tout, Steppenwolf-by-Snyder est porté par le désir de rédemption et de rachat. Il est clairement présenté comme un être qui n’a plus rien à perdre, ce qui le fait clairement ressentir comme plus dangereux et plus mortel.

Au niveau des effets spéciaux, l’armure quasi-vivante qui l’entoure lui confère une impression de puissance assez intéressante et son visage est bien mieux réussi (en particulier le regard et les mouvements de la bouche). On est cependant encore à 1000 années-lumière d’un Thanos en motion-capture véritablement incarné, mais bon… Quand on voit d’où on était parti, on signe pour garder cette version de Steppenwolf.

Hélas, on ne peut pas en dire autant de Darkseid. Lui aussi, teasé à bloc avant la sortie sur HBO Max, suscitait de grandes attentes. Et globalement, on est très déçus. Son rôle et ses apparitions dans ce qui était visiblement le scénario original sont assez bien pensées (pour clairement introduire le personnage pour des utilisations ultérieures, suivez mon regard) mais le traitement est vraiment bancal.

Darkseid … Une des déceptions de la SnyderCut

Dans la scène de l’abandon des boites-mères sur Terre, il remplace le Steppenwolf de la version de 2017 dans une scène qui fait clairement référence à l’introduction de La Communauté de l’Anneau (la bataille contre Sauron). Il y est tout simplement ridicule, voire pitoyable. Pour résumer, Darkseid saute du vaisseau, se prend un coup de hache d’Arès et repart évanoui. On en viendrait à regretter Doomsday. On atteint là clairement les limites de l’exercice de Snyder qui a clairement fait avec ce qu’il avait sous la main, c’est à dire des rushes pas forcément aboutis et l’impossibilité de retourner ou ajouter de vraies nouvelles scènes. Par ailleurs, la pseudo-référence à l’équation d’anti-vie, qui vient un peu titiller les connaisseurs, doit laisser les néophytes dans l’incompréhension la plus totale.

Un peu plus réussi dans la scène finale, le seigneur d’Apokolips semble un poil plus impressionnant. Son aspect goudronneux, malsain et les 12 mots qu’il aligne feraient passer Thanos pour un philanthrope intellectuel (ce qu’il est un peu à sa façon). Mais il ne semble pas plus contrarié que cela par la défaite et l’échec de son équipe (je n’ose imaginer comment aurait réagi un Dark Vador !). Bref, pour l’heure, difficile d’imaginer (en particulier pour ceux qui découvrent ce pan de l’univers DC) l’antagoniste ultime de la Justice League et de Superman en particulier dans cette version-là. À suivre…

Back in Black

Le rôle de Superman et surtout la façon dont le retour de celui-ci serait revu (et corrigé ?) par Snyder était aussi l’une des très grandes questions qui se posaient. De mon point de vue, le résultat est mitigé. A la fois frustrant mais grandiose.

On aura compris qu’il existe un lien subtil entre Superman et les boites-mères. Cela peut éventuellement justifier l’arc de sa résurrection (qui sur le fond, n’est pas très différent de la version de 2017) mais celle-ci pose à mon sens un certain nombre de problèmes.

Tout d’abord, cette résurrection semble incohérente avec la dernière image de BvS sur le cercueil de Clark. Et cette image était bien plus en adéquation avec la version des comics (la notion de mortalité qui ne pouvait réellement s’appliquer à Superman, être quasi-divin, et surtout, l’âme de Jonathan Kent qui va “sauver” celle de son fils adoptif). A tout prendre, cette vision apportait de l’eau au moulin de la quasi-divinité du Dernier Kryptonien.

Utiliser la boite-mère (le métamorphoseur) continue de relever du bricolage high-tech même si cela est globalement bien mieux amené et surtout plus collégial (ce qui contribue un peu plus à diminuer le rôle de Batman). La scène en elle-même bénéfice cependant d’un traitement bien plus pêchu que la version de 2017 et le retour de celui qui n’est pas encore redevenu Superman est grandiose.

Le dernier problème reste inchangé par rapport à la version de 2017 : Clark revient mais sans âme. Et cela est l’occasion d’une baston dans les règles (avec quelques nuances apportées) avec la JL. Si les coups de boules entre Superman et Wonder Woman sont assez bad-ass, l’arrivée de Lois tombe un peu à plat (j’aimais bien la version de l’artillerie lourde de Batman). Et surtout, ça reste TRES facile. Un regard, un sourire, un champ de blé… Et l’âme de Superman est de retour. L’idée d’un Superman sans âme est intéressante, mais par contre demanderait un film à part entière…

Une fois ce moment passé, il faut reconnaitre deux choses réellement excellentes :

Kal-El de retour en noir et plus puissant que jamais

Superman revient en très grande forme et pour être clair : il n’a jamais paru aussi puissant dans tous les autres films réunis depuis 1978. Et pas besoin de slow-motion pour s’en rendre compte. Un coup de hache de Steppenwolf le laisse de marbre. Scène impressionnante, comme Snyder en a (aussi) le secret.

La seconde idée de génie tient au costume qui bascule en noir intégral (nuancé sur le logo des El). Et la différence fondamentale tient en un mot, prononcé par Wonder Woman lors de son apparition dans la bataille : Kal-El. Et dans cet esprit, ce n’est plus Superman qui intègre l’équipe, avec un costume aux couleurs de l’Amérique, mais bien Kal-El, le dernier kryptonien qui porte le costume original et l’armoirie de sa famille. Le Batman de Miller a bien bossé : Superman s’est affranchi. Enfin. Et on comprend, cette fois, que la Justice League est vraiment une équipe de quasi-divinités.

Et cette impression est magnifiquement renforcée, soulignée dans une ellipse parfaite lorsque Flash lui-aussi plus puissant que jamais, viendra faire basculer le destin…

My Name is Barry Allen …

Il est l’autre belle surprise du film. Pas au niveau de Cyborg qui, comme j’ai pu le dire, bénéficie d’un traitement à part entière, mais il faut reconnaitre que son personnage s’est considérablement étoffé.

S’il garde un peu son humour insouciant, Flash (plutôt bien interprété par un Ezra Miller qui possède plusieurs nuances à sa palette d’acteur) gagne en profondeur et perd un peu de son aspect superficiel. Si la scène du sauvetage d’Iris West n’apporte strictement rien à l’histoire, il monte en puissance dans toutes ses interventions. Beaucoup moins timoré sous le port de Gotham, encore décisif dans le vaisseau kryptonien où il laisse deviner la vraie nature de son pouvoir, il endosse, à la fin, la lourde tâche de sauver le destin en remontant le temps.

En franchissant la ligne blanche, en transgressant la règle qu’il s’était fixée, Flash découvre et dévoile lui-aussi sa part de divinité et intègre le Fab-6 (“J’en étais !”).

Les connaisseurs savent l’importance du personnage dans les différentes phases des comics et comment il “assume” régulièrement le rôle de celui qui amène les bouleversements à l’échelle du multivers. Au vu de la fin de Justice League, du retrait d’Henry Cavill, du départ de Ben Affleck et l’annonce de l’arrivée de Robert Pattinson, on ne sait plus quelle est la stratégie de Warner/DC pour continuer ou rebooter leur univers. Ce que Snyder, par l’intermédiaire de Flash, démontre, c’est que ce personnage peut servir de bascule intéressante pour relancer la franchise. Et ouvre la possibilité (qui avait été envisagée) d’un Flashpoint qui pourrait s’avérer grandiose.

Flash face au destin. Bientôt un Flashpoint ?

The Final Cut

Justice League est donc pétri de qualités et pas exempt de défauts. Au delà d’un rythme inégal, essentiellement dû au parti-pris de monter un film de 4 heures, certains choix restent problématiques. Il manque par exemple une réelle bande originale. Un thème qui reste dans les oreilles, qui souligne telle action ou tel personnage. On pourra épiloguer longuement (ce qui n’est pas le but de cet article) sur le choix d’une playlist d’Autumn Snyder en tant qu’hommage, mais difficile de connaitre exactement la génèse de cette BO, même si le retour de Junkie XL a été relativement bénéfique.

Les scènes pré-génériques de fin (dans l’esprit des scènes post-génériques à la Marvel) tombent plutôt à plat. Maladroitement titrée épilogue (qui ne conclue pas vraiment quoi que ce soit) cette dernière partie regroupe trois scènes très différentes. La première reprend l’idée du retour de Luthor et Deathstroke avec une petite variante qui laisse entrevoir la suite que Snyder avait sans doute envisagée pour The Batman. Les deux autres ont visiblement été postérieurement tournées. De fait, elles semblent sorties d’un autre film qui n’existe pas ou pas encore.

Le film s’achève donc sur un Bruce Wayne vraisemblablement interprété par Ben Affleck pour la dernière fois. Comme j’ai pu le dire, il se sera retrouvé plus en retrait et pas vraiment exploité de façon aussi iconique que dans BvS. Il manque sans doute un coup d’éclat dont il a le secret mais les rares indices parsemés par Snyder ont accouché d’une souris (les gants boostés au métal kryptonien sont assez mal exploités par exemple). Il aura eu le mérite (immense) de réunir une équipe hors du commun. Et cela est fort bien rendu dans un film qui aura de nombreux mérites, dont le premier est d’exister.

Justice League, dans cette version, n’est pas parfait mais fait réellement oublier la carnage de la version de 2017. Il laisse surtout, avec une petite pointe de regret, imaginer ce qu’aurait été une sortie en salles IMAX de cette œuvre un peu raccourcie, débarrassée des scories maladroites liées à un remontage parfois un peu forcé.

Alors, on peut rêver – sans doute sur une autre Terre – d’un Director’s Cut de la SnyderCut. Un truc qui nous aurait donné encore envie d’en voir plus. Pour continuer l’univers. Allez Barry… un dernier effort… #RestoreTheSnyderVerse

Les notes
Scénario Note Scénario Réalisation Note réalisation Note globale Note Globale

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Votre bat auteur

Bruno, grand fan du Dark Knight depuis plus de 30 ans. Inconditionnel de Franck Miller, Grant Morrison & Tim Burton... Je m'attache à raconter "mes" moments cultes de ce personnage unique au travers de scènes inoubliables, de comics de légendes, de musiques cultes.

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