Review de Batman : Nightwalker

Publié le 16 octobre 2020 par

Urban Link poursuit une belle collection de récits young adultes. Fin septembre est sortie une histoire centrée sur le jeune Bruce Wayne intitulée Batman : Nightwalker.

Batman Nightwalker

Synopsis

À dix-huit ans, Bruce Wayne est loin d’être un jeune homme comme les autres. Si l’argent n’achète pas tout, il permet au moins à l’orphelin d’assouvir sa soif de justice en combattant le crime de jour comme de nuit, parfois même à son propre détriment. Arrêté et condamné à des travaux d’intérêts généraux alors qu’il tentait d’arrêter les « Nightwalkers », Bruce est envoyé au centre pénitencier pour criminels instables: l’asile d’Arkham. Il y fait la connaissance de la troublante Madeleine, qui lui révèle être en contact avec le gang qui terrorise Gotham. Les Nightwalkers ciblent les puissants de la ville, et le nom de Bruce est le suivant sur leur liste…

Urban Link propose depuis quelques mois une belle palette d’ouvrages pour découvrir autrement certains héros ou héroïnes ! Attention il y a même d’excellents récits qui ne sont pas liés à des personnages de DC Comics, je pense notamment à Something is Killing the Children (à lire !!).

Ma première critique dans la série Urban Link se portait sur Harley Quinn : Breaking Glass, cette fois-ci Batman : Nightwalker m’a aussi convaincu malgré quelques éléments de faiblesses. Est-il à la même hauteur ?

Un scénario solide

Le jeune Bruce milliardaire...
Le jeune Bruce milliardaire…

Tiré du roman de Marie Lu, Batman : Nightwalker nous raconte la jeunesse de Bruce Wayne et surtout ses débuts en tant que justicier, et non en tant que Chevalier Noir. Attention la subtilité est de mise, où vous ne verrez point de costume et de capes : ici on se concentre sur les sentiments de justice, d’affrontement et d’enquête du jeune garçon. Lycéen, entouré de ses deux amis principaux, Diane et Harvey, (d’ailleurs il a toujours une pièce avec lui ce garçon, ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?), Bruce a 18 ans et on le voit évoluer dans des environnements que l’on connait bien : l’entreprise Wayne et l’Asile d’Arkham.

Sur la partie lycée/ adolescent, il est très agréable d’y voir un bon équilibre en montrant un peu, mais pas trop. On est loin du récit de Raven qui est intimement lié à sa vie à l’école. Le cadre est posé sans trop en faire car il est facile de tomber dans les récits un peu niais de la scolarité lycéenne. On y découvre son ami Harvey, qui est lié à l’univers de Batman bien sûr, sans avoir trop d’indices non plus, et Diane personnage fictif mais non moins très intéressant ! Bien entendu on retrouve Alfred, parfaitement écrit, ni trop présent, ni trop absent : il joue son rôle à la perfection. De là, on comprend que l’on souhaite créer une nouvelle histoire de Batman tout en respectant certains éléments clés.

Madeleine et Bruce
Madeleine et Bruce

Autre élément clé : l’Asile d’Arkham ! Pas facile d’intégrer cet institut dans un récit Young adulte. Mais cette fois-ci, Bruce va devoir y aller pour des travaux d’intérêts généraux après avoir un peu trop fait le justicier la nuit (ce n’est pas prêt de s’arrêter !). L’intrigue en elle-même ne révolutionne pas le genre, le groupe des Nightwalkers en veut aux riches et les tuent. Et bien évidemment, Bruce se retrouve mêlé à l’affaire. Mais ce qui est intriguant est la manière dont il y rentre en rencontrant dans l’Asile une détenue nommée Madeleine, appartenant au groupe.

Une rencontre inattendue et très intéressante, toute aussi perturbante pour Bruce que pour nous ! On sent que le jeune homme est attiré par cette fille au passé trouble et dangereux, mais loin d’une histoire à l’eau de rose, leur relation apporte un vrai poids au récit. Madeleine est une bonne surprise dans cette histoire, forte et indépendante et finalement pas si lisse que ça.

La fin du récit apporte une belle conclusion, pas de suites pour cette histoire, et finalement ce n’est pas si mal !

Une colorisation peu séduisante

Bruce à l'action !
Bruce à l’action !

Bien sûr, il y a des défauts partout ! Ici, ce qui est quelque peu dérangeant face à la qualité de l’histoire est pour moi le design et la colorisation. Surtout la colorisation. La même que l’on peut trouver dans le récit Catwoman publié chez Urban Link plus tôt cette année, un bleu et un blanc un peu fade qui n’apporte pas grand chose au récit. Je ne suis pas fan non plus du design même si il reste abordable et élégant sur certaines cases. Le jaune vient par moment rehausser la froideur des pages, mais le problème est qu’il y a peu d’explications ou de cohérence dans le choix de cette couleur. À contrario du récit Harley Quinn : Breaking Glass dans lequel les couleurs justifient des changements de tempérament chez le personnage.

Conclusion

Dans la collection Urban Link, pour vous, grand fan de l’univers de la chauve-souris, deux sont à retenir… Harley Quinn : Breaking Glass et Batman : Nightwalker. Ce dernier réussit avec brio le difficile exercice de retranscrire en BD le roman et d’en faire un ouvrage sincère et juste sur l’enfance de Bruce Wayne. À déguster lors d’une de vos soirées d’automne !

Les points forts :
  • Un scénario solide,
  • Une fidélité mêlée à une belle originalité.
Les points faibles :
  • Un design approximatif,
  • Peu convaincue par la colorisation !
Les notes
Scénario Note Scénario Dessin Note Dessin Colorisation/Encrage Note Colorisation Note globale Note Globale

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Votre bat auteur

Salut ! C'est Alexandra, 24 ans, passionnée par le cinéma, la musique, le sport et bien sûr les comics. Bon Batman c'est un peu ma vie alors autant que je partage avec vous ! Grosse lectrice et amatrice de cinéma attendez vous à beaucoup de reviews et de critiques !

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