Review de The Dark Knight Returns : The Golden Child

Publié le 05 octobre 2020 par

Après son DK III, Frank Miller nous propose une nouvelle aventure au sein de son univers du Dark Knight ! Accompagné cette fois par Rafael Grampa aux dessins, Miller donne une place importante à la relève des super-héros avec Carrie Kelley, Lara et Jonathan Kent. Bonne idée ? Voici mon avis avec cette review de l’ouvrage publié chez Urban Comics.

Dark Knight : The golden child

Synopsis

Alors qu’une élection approche et provoque un soulèvement sans précédent au sein de la population de Gotham, Batwoman, Superwoman et son jeune frère, le fils de Superman et Wonder Woman, tentent de lever le voile sur la panique qui s’empare des citoyens de la ville. Car, derrière le candidat populiste se cache le seigneur d’Apokolips, le maître de l’Anti-Vie, Darkseid !

La relève des super-héros façon Frank Miller

Les nouveaux super-héros à Gotham
Les nouveaux super-héros à Gotham

Avec ce récit, Frank Miller marque une véritablement évolution dans son univers du Dark Knight (débuté en 1986 avec The Dark Knight Returns).
En effet, pas de Batman, pas de Superman, ni même de Wonder-Woman… Miller donne la place à SA relève super-héroïque. Lara et Jonathan Kent (les enfants de Wonder-Woman et Superman) mais aussi Carrie Kelley (la fille adoptive de Batman) prennent la succession de leurs parents, et il faut avouer qu’ils le font avec brio.

Le récit débute par une citation :

Ça va être violent,
ça va être crade,
ça va être génial !

Citation que l’on retrouve dans le récit lors de la confrontation entre le Joker et Carrie Kelley. Avouez que ça donne envie ! 🙂
En réalité, ce n’est pas si violent que ça. En tout cas, on aurait pu s’attendre à bien pire ^^

Carrie est devenue Batwoman (cf la fin de Dark Knight III : The Master Race). De son côté, Lara a toujours du mal a s’adapter à la vie “humaine” alors que son petit frère, Jonathan, dévoile petit à petit ses capacités hors normes.
Lara et Carrie Kelley forment d’ailleurs un excellent duo (avec beaucoup de caractère) que l’on prend plaisir à voir évoluer tout au long du récit. La dynamique entre les deux personnages est très intéressante avec d’un côté Carrie Kelley (Batwoman) qui représente l’héritage de Batman, et de l’autre, Lara, qui a beaucoup de mal a accepter les faiblesses montrées par la race humaine. Pour sa part, le jeune Jonathan semble avoir hérité du caractère et des idéologies de son père.

Ça va chauffer entre Jonathan et Darkseid
Ça va chauffer entre Jonathan et Darkseid

Les trois personnages principaux tiennent un rôle intéressant dans le récit, chacun à leur niveau, l’auteur parvenant à maintenir un très bon équilibre de ce côté-là.

C’est un peu moins le cas du côté des vilains… Le Joker, dont Miller prend parti de ne donner aucune explication sur son retour, ce que je trouve dommage… Peut-être une façon de laisser au lecteur imaginer la version qui lui plaît ? Mais j’aurais vraiment aimé avoir la version de l’auteur américain…
L’autre antagoniste est incarné par Darkseid. Un Darkseid représenté comme un dieu omnipotent dont je ne suis pas le plus grand fan… (Vous savez, ce que je préfère, ce sont les histoires plus terre-à-terre, surtout lorsque cela concerne le Bat-verse…).
Les deux compères vont s’allier pour donner un peu de fil à retordre à notre nouvelle équipe de super-héros sur fond d’un pseudo conflit politico-politique…

Miller, critique et politique

On connait le profil de Frank Miller. Contesté pour ses prises de position par le passé, et dont il cherche parfois (trop ?) à se défaire…
Cette fois, Miller enfonce quelques portes ouvertes. Notamment, avec la critique de l’Homme (au sens “être humain”) dans sa façon d’être et d’exister. L’auteur insiste également énormément pour tenter de mêler de très près son récit au domaine politique américain. Il n’est donc pas rare de voir associer la figure de Donald Trump au duo composé par le Joker et Darkseid. L’auteur se permet même quelques répliques directes comme ce cinglant “C’est un état policier dirigé par un trou de balle” lancé par Batwoman (on a connu plus subtil ^^), ou encore lorsque le Joker enfile une tenue aux couleurs patriotiques américaines avec l’inscription “Moi je m’en tape, pas vous ?” dans le dos.

Quand Frank Miller associe le Joker et Donald Trump
Quand Frank Miller associe le Joker et Donald Trump

Enfin, un discours féminisme apparait parfois, appuyé par les personnages forts que son Lara et Carrie Kelley. Une très bonne chose, même si pour revenir à ce que j’expliquais au début de cette partie, une impression de “trop vouloir en faire” de la part de l’auteur transpire du récit.

Le Millerverse façon Rafael Grampa

Un mot sur l’excellent travail de Rafael Grampa. Les dessins de l’artiste brésilien sont juste parfaits pour représenter l’univers de Miller. On sent que l’artiste a pris soin de s’imprégner de cet univers avant de nous proposer ses planches. Un pur régal !

Batwoman en action dans The golden child
Batwoman en action dans The golden child

Enfin, je terminerai avec un petit mot sur l’édition d’Urban Comics pour éviter toute surprise ^^
Je m’étais gardé de toute révélation à propos de ce nouveau projet estampillé Frank Miller. Je n’avais donc aucune idée de ce qu’il représentais, ni même de sa “longueur”. Pourquoi je vous parle de cela ? Et bien tout simplement car l’édition d’Urban Comics nous propose un ouvrage de presque 140 pages, et lors de mon achat je me suis demandé s’il existait une version noir et blanc du récit. Je sais que ce sont des formats qui sont de plus en plus appréciés par les lecteurs (même si je vous avoue que je suis plutôt un adepte des récits colorisés 😉 ).
En réalité, l’ouvrage proposé par Urban Comics est un 2 en 1 ^^ En effet, le récit est très court (48 pages seulement) et l’éditeur a fait le choix d’agrémenter son édition de deux choses : la version encrée noire et blanche du récit ET quelques bonus représentants les travaux préparatifs de Rafael Grampa accompagnés d’explications très intéressantes sur le récit et sa conception. Des bonus très intéressants qui nous permettent de bien comprendre la démarche des auteurs sur le récit.
Ne soyez donc pas surpris si le récit se termine alors même que vous n’avez pas atteint la moitié de l’ouvrage 😉

Conclusion

Ce nouveau récit ancré dans le Millerverse saura séduire les fans du genre avec l’arrivée de cette nouvelle équipe de super-héros. Les fans de Carrie Kelley prendront d’ailleurs un pied monstre durant quelques séquences absolument géniales.
On notera tout de même la propension de Miller à vouloir trop en faire pour se racheter vis-à-vis de ses déboires passés.

Les points forts :
  • Un discours politique…
  • Carrie Kelley en Batwoman,
  • Grampa dans le Millerverse.
Les points faibles :
  • …Qui en fait un peu trop ?
  • Le retour du Joker non expliqué,
  • Un Darkseid omnipotent.
Les notes
Scénario Note Scénario Dessin Note Dessin Colorisation/Encrage Note Colorisation Note globale Note Globale

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Votre bat auteur

Passionné par Batman et son univers, j'ai lancé Batman Legend pour partager avec vous ma passion du chevalier noir de Gotham City !!!

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